Le bonheur n’eut jamais de lumière plus belle
Que celle de tes yeux, ni l’amour plus de feu.
Ce soir, avec l’étoile et le vent dans le ciel,
J’écoute le doux bruit de ton nom qui ruisselle
Sur la ville distraite et ses toits silencieux.
C’est la même chanson qui toujours recommence
Comme fait l’océan dans ma tête endormie.
Je t’aime et sur ta bouche une vieille souffrance
Se noue et se défait et croît dans le silence
Et la nuit prisonnière entre tes doigts scintille.
Est-ce ton coeur qui bat dans ma main refermée
Sur ton épaule nue? Est-ce ta voix qui mêle
Le souffle de l’amante aux mourantes fumées?
Est-ce l’oeillet de sang de tes lèvres aimées
Qui a cet éclat vif et soudain étincelle?
Mon amie, que veux-tu qu’à la mort je réponde?
Je regarde briller entre tes cils poudreux
Le grand rêve oublié des années vagabondes
Et, dans le beau miroir du ciel, la flamme blonde
De ton corps détaché de mes bras ténébreux.
***
Quinto Albicocco
Pierre Jahan - Sculpture de Reboul, 1941
Piotr Wolynski - Mimoforma pocałunku, 2004
Konrad Grajner
Mark Sink - Jessica in Clouds, 1996
Il faut toujours un coup de folie pour bâtir un destin. — Marguerite Yourcenar - Les yeux ouverts
Collage
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(Source : oedameux, via malditodoll)
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Giuseppe Vannucci-Zauli - Marine, vers 1950
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